La page de Viviane - Trève
- Ginette Flora Amouma

- il y a 1 jour
- 2 min de lecture

La mémoire a une âme, à tort ou à travers
Elle suit les images que le passé dénoue
Et dans ses dunes folles, aux rides trop venteuses
Elle donne ses mots aux absents de passage
Et j’entends leurs sourires comme un écho fragile
Tu ne reviendras pas mais j’ai le bleu de toi
De tes yeux sans pareil qui racontaient la mer
Et de tes mains serrées qui recherchaient les miennes
Je t’aime à te garder au plus profond de moi…
Et Lui qui est parti dans un silence – douceur
Je le revois d’enfance et de serments jolis
Il capte tous mes ciels comme un oiseau géant
Je l’aime à m’envoler dans ses pas du passé
Je n’ai plus peur du temps …

Il passe sans détour sur les miroirs fragiles
Il horloge au présent tous les regards d’hier
Et sur l’eau des fontaines, respire comme un roi
Goutte à goutte des jours où l’on parle d’amour …
Le temps n’est qu’un enfant qui combat son ennui
A déformer la terre sans la rendre meilleure
Il peut gagner souvent en ridant les espoirs
Dans la mort, l’envie et dans ses cris trop noirs
Mais il surprend aussi l’univers endormi
D’un rayon de soleil que tu sais me donner …
Je l’ai là aux paupières et il me rend si fière
D’être un rien d’herbe douce sur le bord de tes peurs
De me savoir vivante d’être ton imparfait
De me sentir belle parce que tu me désires
Et que de corps à cœur, on défait l’impossible …
Je veux marcher toujours sur l’ombre de tes rêves
Vers un horizon neuf que le vent caressera
En sublimant l’azur d’une alliance infinie

Je t’aime à tant t’aimer et le temps ne sait pas
L’attente délicieuse d’un amour partagé…
Laisse-le donc filer, le temps, ce faux guerrier
Ce que je vis de toi s’écrit d’éternité
Textes et photos

Collection de Viviane
Février 2026




Merci Ginette, encore et toujours ... tu es magicienne, je le sais ! ❤️
Que de beauté dans tes mots ma fée, que d'amour aussi où le temps n'a pas de prise.
Le coeur ne connait pas les heures, il bat pour aimer encore et encore et c'est beau !
Belle journée chère Viviane.