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Les Infos des Malles et du Salon - Février 2026



François Cheng

« Savoir qu'on a une âme ou l'ignorer, cela ne revient pas au même. Savoir qu'on a une âme, c'est porter une attention éveillée aux trésors qui peuvent s'offrir dans la grisaille des jours, laquelle s'exerce à tout ensevelir. Trésors dénichés qu'on ne met plus dans la poussière du grenier, qu'on chérit au lieu de les jeter au vent. » De l’âme – 

François Cheng est né le 30 août 1929 à Nanchang en Chine. Il est issu d’une famille de lettrés et d’enseignants.  Son père ayant obtenu un poste à l’Unesco dans le domaine des sciences de l’éducation, la famille s’installe à Paris où, Cheng, admiratif de la culture française, décide de rester tandis  que sa famille émigre aux Etats-Unis.

Cheng n’a de cesse de parfaire ses connaissances en  français. Il obtient en 1971 d’être naturalisé français. Son choix le conduit jusqu’à siéger à l’Académie française.

Il se passionne pour la culture française, se consacre à l’étude de la langue et s’engage dans l’enseignement d’abord à l’université Paris VII et ensuite à l’université des langues étrangères. Parallèlement,  il se passionne pour l’écriture en tant que poète, calligraphe et romancier. Outre la publication de nombreux recueils de poésies, il écrit quelques romans et des essais sur l’art et la quête des sens, les méditations sur la beauté et sur l’esthétique du langage pictural.

Il s’adonne également à la traduction des textes chinois en français et des poésies françaises en chinois, faisant de son art un jaillissement serein de la parole comme d’un dépassement des différences.

Il est l’exemple de l’existence d’un être humain qui a su dépasser ses différents apports culturels  pour ne plus  tendre que vers le fleurissement de l’âme humaine.

Et puis un jour, il reçoit une lettre d’une amie rencontrée dans une rame de métro,  plusieurs années auparavant. Elle lui demande de lui parler de l’âme. Il comprend. Qu’a-t-il compris, il ne saurait le dire mais il accepte de l’aider à survivre.

En 7 lettres, Cheng tente d’apporter à son amie ce réconfort qu’elle souhaite venir de lui qui aime la beauté et qui ne cesse d’en trouver. Comprenant que son amie a besoin d’un sens  pour continuer à vivre, Cheng lui répond en 7 lettres qui publiées, permettent à nous lecteurs d’entendre cette parole, de nous en sentir remplis et  réconfortés.

 Son livre « De l’âme »  ou 7 lettres à une amie est en cela plus que révélateur de son voyage de « L’un vers l’autre »

«  Lorsque j’ai reçu votre première lettre, chère amie, je vous ai répondu immédiatement. Avoir de vos nouvelles plus de trente ans après, m’a procuré une telle émotion que ma réaction ne pouvait être qu’un cri instantané. Votre deuxième lettre, que j’ai sous les yeux, je l’ai gardée longtemps avec moi, c’est seulement aujourd’hui que je tente de vous donner une réponse. La raison de ce retard, vous l’avez sans doute devinée, puisque votre missive contient une singulière requête : “ Parlez-moi de l’âme ”… Votre phrase : “Sur le tard, je me découvre une âme ”, je crois l’avoir dite à maintes reprises moi-même. Mais je l’avais aussitôt étouffée en moi, de peur de paraître ridicule. Tout au plus, dans quelques-uns de mes textes et poèmes, j’avais osé user de ce vocable désuet, ce qui sûrement vous a autorisée à m’interpeller. Sous votre injonction, je comprends que le temps m’est venu de relever le défi… » ( De l’âme- François Cheng)
Le livre de François Cheng n'assène aucune sentence, n'affirme rien, mais invite le lecteur à l'accompagner sur le chemin de sa pensée, nourrie du dialogue avec sa correspondante "amie", mais aussi avec tous ceux qui, à travers les mots, la peinture, la musique, ont exploré depuis la nuit des temps les mystères de l'âme. Une pensée portée aussi par la beauté du monde. © Article dans France télévisions   de Laurence Houot- rédaction culture

 © textes et prétextes-blogspirit.com - François Cheng



LE SALON MUSICAL


1/ Antonio Vivaldi


Vivaldi a composé deux opus de sonates et dix opus de concertos, chaque opus rassemblant 12 morceaux joués sur la structure italienne vif-lent-vif .

Les concertos se déclinent avec un petit ensemble instrumental, violons, violoncelle, clavecin et théorbe.




Opus 3 RV 230 de l'estro Armonico

L'estro armonico est la plus importante publication de la première moitié du XIXème siècle car la technique du violon a changé et marque la transition entre le concerto grosso initié par Corelli dans lequel un ensemble de solistes s'oppose à la masse de l'orchestre tandis que le concerto imposé par Vivaldi est un concerto pour soliste seul. Cette tournure qui a des résonances modernes séduit la plupart des compositeurs à un point tel que J.S.Bach s'en approprie le style pour ses concertos pour violons.



2/ Le chant du folklore chinois


La nouvelle année chinoise commence cette année le 17 Février et s'ouvre sur le signe du cheval. Selon que la tradition est honorée en Chine, au Japon ou au Vietnam, les festivités durent autant de jours que le permettent les usages.




"Mo li Hua ", fleur de jasmin, est une chanson folklorique chinoise écrite au XVIIIème siècle et qui a eu une large répercussion en Occident car elle a été reprise par plusieurs chanteurs et compositeurs.

Giacomo Puccini l'introduit dans son opéra Turandot ( 1926).

La mélodie est jouée lors des festivals et des cérémonies célébrant l'amitié sino-occidentale.



3/ Les compositions de Fred


Notre compositeur Fred s'ingénie à nous faire partager sa passion pour la musique.

Chromatic Brain Whispers est une composition qui va surprendre.

Infinite possibilities version 2.



4/ Les opéras, et portraits


L'opéra, ses origines, ses mouvements, son évolution, c'est un thème qui nous séduit pour l'écho qu'il renvoie d'une esthétique de la parole chantée.

 Manuel de Falla : El amor brujo

John Dowland " Flow my tears "



5/ La page du mélomane


Quelques études viendront ponctuer notre plaisir de parler musique et nous remercions les mélomanes qui nous donnent quelques pistes à creuser.

L'adagio de Samuel Barber est une pièce à écouter avec sérénité.




6/ Les compositrices


Les découvertes ne manquent pas et nous sommes toujours très intéressés d'aller à la découverte des nouveaux talents comme des anciens que nous aimons surprendre.

Augusta Holmès, un nom peu connu. Nous irons à sa découverte.



LE SALON LITTERAIRE



1/ Les odes aux fleurs


Fleurs de pêcher et fleurs d'abricotier pour cette fête du Têt chinois.

Les fleurs du renouveau nous annoncent le printemps .


Une rose viendra rappeler que le 14 février est une fête qui nous remplira de bonheur.

Les parades nuptiales des oiseaux rappellent que la St Valentin est aussi le début du printemps pour les botanistes.



2/ Les poésies

- Les poésies de Viviane

- Les poésies de Marcel Faure

- Les poésies de ceux et celles qui aiment ce genre littéraire.

Femmes de lettres, poétesses, nous irons les lire. Elles nous accueillent dans leur salon.




3/ Les récits de voyages et autres chroniques


- La fête du nouvel an chinois, le Têt, l'année du cheval de feu

- Les crêpes de la chandeleur

- Le peintre de la nature : Calo Carratala


- Les chroniques de Colette Alice, notre exploratrice.

- Les récits scéniques de Patricia

- Les récits entre Orient et Occident :

- Le premier visiteur

- La rue des calligraphes


- Une escapade en Occitanie avec le pic Saint Loup.




4/ Makhali Phâl, un portrait


S'il faut traverser un pont, prenons celui qui va de l'Occident à l'Orient à travers la vie de cette romancière franco-cambodgienne.





LA PAGE PICTURALE



Les peintures de Babeth Louisa : "L'amour de la terre"

Les créations colorées de Nicole.

Quelques chroniques de peintres viendront agrémenter nos pages.





LES PAGES DES AUTEUR(E)S




Nous remercions vivement ceux et celles qui participent à l'animation du salon littéraire et musical et qui s'ingénient à nous parler de la beauté du "presque rien" .

Il suffit d'un regard sur un lieu, un portrait, un destin pour nous rendre compte qu'il y a tant de vies qui éclosent sur les branches, tant de pages qui recèlent des vibrations émotionnelles, des portes entrebâillées ... Le véritable voyage, c'est d'oser aller à leur rencontre non par curiosité mais par reconnaissance de nous faire exister à travers leur langage, leurs paroles, la fête des couleurs et de la musique. C'est notre âme qui s'interroge et contemple une beauté silencieuse.

Cette halte, c'est un instant donné, il ne vit que par la parenthèse que nous nous accordons dans notre randonnée tout en sachant que le chemin emprunté est comme une ondulation celtique. Il se déroule, s'étend, s'arrête et reprend dans une interminable aspiration au voyage sans fin.


Bonne Année au pays du Soleil Levant !




Les malles d'Amouma

Le salon littéraire et musical

La page picturale

Février 2026


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