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Les Infos des Malles et du Salon - Janvier 2026

Dernière mise à jour : 9 janv.


Rosemonde Gérard


C’est une poétesse française née en avril 1866 à Paris et décédée en juillet 1953 dans la même ville. Dès son enfance, elle est entourée et  suivie par son parrain Leconte de Lisle et son tuteur Alexandre Dumas. Elle est très tôt amoureuse des Belles-Lettres  et publie à 23 ans son premier recueil de poésies « Les pipeaux », en 1889, couronné par l’Académie française.

Elle est très présente et active dans les cercles littéraires auxquels elle est habituée depuis son jeune âge. Quand elle rencontre Edmond Rostand, elle se sent vite en adéquation avec lui, tous deux aiment la poésie.  Ils se marient et Rosemonde prend  pour témoin Jules Massenet, le compositeur français.  


 La vie avec Edmond Rostand


Elle est aussi talentueuse et virtuose en écriture que son illustre époux mais elle choisit de mettre en berne sa créativité pour aider Edmond Rostand dans les recherches documentaires et les relectures de ses œuvres. Elle l’introduit dans les cercles d’amis dont elle fait partie. On parle moins de sa poésie mais davantage des pièces de théâtre de son époux qu’elle épaule constamment, l’aidant à sortir de tous les tracas domestiques. On dit même que Cyrano de Bergerac n’a pu voir le jour que grâce aux subsides personnels qu’elle a injectés dans la réalisation de ce projet. Certes, elle apparaît quelquefois comme comédienne dans les œuvres de son mari  mais le statut de comédienne ne lui convient pas  et ses apparitions sur la scène théâtrale ne sont que sporadiques.

Son aura est éclipsée par la renommée de son mari.  La belle époque, Rosamonde aurait voulu y laisser aussi sa plume mais elle choisit de rester dans l’ombre de son mari, ce qui fait que son œuvre est peu connue sauf pour les initiés et les fidèles amis.  

Quand le couple s’installe au pays basque, Rosemonde ne peut se suffire à une vie retirée. Elle se sépare de lui et rejoint les habitudes de sa vie parisienne.


 La Belle Epoque


La renaissance de Rosemonde Gérard est accueillie avec plaisir par le cercle de  ses amis à tel point qu’elle décide de faire salon car elle aime surtout écrire. Elle reçoit des prix de poésie  (décorations, elle est chevalier de la légion d’honneur, divers autres prix des lettres)  témoignent de son infatigable recherche de la beauté des mots.

Elle reprend ses travaux d’écriture, écrit des poèmes, des pièces de théâtre, des récits  sur les muses françaises depuis le baroque jusqu’au XXème siècle.

Elle fête le genre léger et primesautier tant elle aime le côté serein de la vie. Si sa ritournelle chantante est  légère, son sonnet classique est incarné car elle sait que la vie lui a fait perdre celui qu’elle n’a cessé de considérer comme son ami. C’est aux obsèques d’Edmond Rostand qu’elle écrit :

 

"Il n’y a, hélas, que la mort qui nous révèle exactement la force du lien mystérieux qui nous attache à un être… Le lien qui m’attachait à cet être admirable et unique était infini : c’était ma vie-même, ma vie qui, même à distance, ne me venait que de lui. Je souffre tellement que je suis étonnée à chaque minute de ne pas mourir. » Rosamonde Gérard.

Rosemonde publie ses œuvres. Elle reprend confiance en elle-même et tient salon durant les années folles, participant au jury du prix Femina, s’investissant dans la réalisation de six pièces de théâtre. Elle laisse libre cours à la puissance créatrice qu’elle avait écartée.

Elle donne des conférences, elle publie ses poésies dans les revues littéraires. C’est elle qui écrit le poème qui la rendra populaire :

«  Je t’aime aujourd’hui plus qu’hier et bien moins que demain. »

Son style gai et frais et le rythme chantant des vers font mouche. On parle d’elle comme de la femme à la grâce éternelle alliée à un charme qui fleure bon le simple désir de vivre.

Poésies classiques, rondeaux, ritournelles, sonnets, la Belle Epoque s’enchante des vers joyeux, vifs et confiants de Rosemonde. Amour, nature, joie de vivre, ce sont les thèmes de prédilection de  l’écriture poétique de la jeune poétesse  habituée à être entourée.

Voici une prière où tout est dit. Elle  aime à sa façon, elle n’a foi qu’en la nature.


PRIÈRE

Seigneur, pardonnez-moi. Parmi l’avoine grise,

J’ai trop aimé les soirs, les fleurs, et les fourmis ;

Je préférais, aux lys d’argent de votre église,

Ceux, dans les sentiers frais, que vous-même aviez mis.


Seigneur, pardonnez-moi. Parmi l’heure indécise,

J’ai pris l’astre du ciel pour un doute éclairci ;

Et, d’un cœur plus penché que le clocher de Pise,

J’ai pris le ver luisant pour une étoile aussi.


Comment pouviez-vous donc écouter ma prière

Quand, par une fenêtre, un parfum de bruyère

Suffisait pour troubler mon cœur qui palpitait ?


Seigneur, chaque printemps dictait la parabole

De mon âme si grave et pourtant si frivole…

Et je n’ai su prier qu’en mots que j’inventais !

Rosemonde Gérard

 

BONNE ANNEE 2026


LE SALON MUSICAL







1 / Antonio Vivaldi




Les concertos de Vivaldi en trois mouvements, allegro, lento, allegro (vif-lent-vif) sont empreints de vivacité et de lyrisme. Les mouvements rapides et rythmés pleins d’entrain sont irrésistibles. La virtuosité de Vivaldi au violon est perceptible dans les allegros.  Le mouvement lent et élégiaque laisse au violon l’occasion de montrer comment capturer  une émotion et la rendre intemporelle. J.S.Bach n’a pas caché son admiration pour Vivaldi  quand il a fait une transcription au piano de certains concertos de Vivaldi.

Vivaldi a une place particulière dans la musique européenne.  C’est Vivaldi qui a donné au concerto les formes les plus importantes de la musique occidentale.  Ses concertos se distinguent par leur variété. Il a composé plus d’une dizaine de recueils, chacun pourvu d’une douzaine de concertos. Tous ses 12 opus de concertos et de sonates sont des joyaux de la musique classique.

 Vivaldi est un phénomène, un virtuose dans son approche du violon malgré sa faible constitution physique et une maladie récurrente.  Mais cela ne l’a jamais empêché de  jouer et de composer. Son œuvre est immense, il a tâté de tous les genres, opéras, musique sacrée et musique de chambre, sonates et concertos. C’est dans ce labyrinthe que nous continuons à déambuler en explorant chaque bifurcation au point qu’on n’en voit plus la sortie. Les musicologues s’en tiennent à quelques recueils publiés  du vivant du compositeur.

A l’instar de sa vie qui ne fut pas facile à reconstituer pour les biographes,  Vivaldi laisse de très nombreuses compositions, celles connues et celles inconnues qui resurgissent parfois, laissant entendre que d’autres partitions sont quelque part enfouies dans les méandres des âges. On découvre encore ses œuvres, on cherche encore à retrouver les jalons de sa biographie mais le prêtre roux préférait partir sur les sentiers de la bohème plutôt que de prêcher au haut d’une chaire !

Le concerto en sol mineur RV 317 fait partie de l’opus  12.



2 / Toast pour le nouvel an de Rossini




Gioacchino Rossini est un compositeur italien, né en février 1792 à Pesaro ( ville portuaire italienne sur la côte adriatique ) et mort en 1868 à Passy ( Paris ).

 Il a souvent été surnommé comme étant le Mozart italien tant sa facilité d’écriture et l’abondance de son imagination surprennent. Il  compose dès son jeune âge. La musique est pour lui comme une seconde vie.

 Sa carrière débute par des œuvres lyriques avec une quarantaine d’opéras à son actif.  Les plus connus sont Le barbier de Séville et Guillaume Tell.

Mais, après avoir apporté quelques changements dans l’art lyrique aux normes désuètes, il se retire avant  ses 40 ans et va se réfugier dans une retraite qui lui permet de laisser libre cours à sa fantaisie, sa  vivacité, son incorrigible soif de vivre comme il le voudrait et qui est d’aimer les bonnes choses. C’est un bon vivant et Stendhal, son grand admirateur, lui dédie une biographie où le romanesque cède le pas à la vérité.

 Fin gourmet, adepte des plaisirs de la table, il se retire dans sa campagne où il compose les 14 volumes de ses « Péchés de vieillesse »,  des pièces légères et amusantes  dont Le Toast pour le Nouvel An. 

C’est un octuor (une œuvre musicale pour 8 musiciens) vocal basé sur un poème  d’Emilien Pacini. Le recueil de Péchés de vieillesse est composé sur une dizaine d’années où l’on découvre  les recettes musicales comme le tournedos Rossini, le toast de bonne année, … et autres pièces dont l’intitulé précise le propos. C’est un livre de recettes concoctées par Rossini.

Rossini est un bon vivant, transformant tout à sa guise et le faisant avec une pointe d’humour qui ne tient qu’à lui.  


3 / Les compositions de Fred


Fred, notre compositeur nous prépare de grands moments festifs pour cette nouvelle année qui s'annonce riche en surprises. Ce sera pianissimo, fortissimo !

"Infinite possibilities, la première playlist de l'année 2026 !


4 / Les opéras


Quelques opéras viendront enrichir notre panel musical. Mascagni, Giordano...


5 / La page du mélomane


C'est une page qui avance au fur et à mesure qu'elle découvre des sujets, études, pensées ou rares documents.

XXXI- Samvel Yervinyan, la caravane d'ombres


6 / Les compositrices et les chroniques musicales


D'autres figures intéressantes viendront agrémenter le salon.

Le concert du nouvel An 2026 à Vienne.

Maria Garcia Malibran, une cantatrice de feu.



LE SALON LITTERAIRE






1 / Les odes aax fleurs


Il y aura toujours des fleurs pour nous mener vers les choses simples qui demeurent.

Le cornouiller sauvage.

La saxifrage, celle qui brise les rochers.


2 / Les poésies


Les poésies de Viviane.

Les poésies de ceux et celles qui aiment ce genre littéraire.

Les poésies qui me viennent quand je sens que bourdonne un essaim d'effluves rares.

Les citations de Marcel Faure :

On se demande comment, la poésie n'étant pas nécessaire au monde, elle occupe un si haut rang parmi les Beaux-Arts. On peut faire la même question sur la musique; la poésie est la musique de l'âme et surtout des âmes grandes et sensibles. Dictionnaire philosophique de Voltaire

3 / Les chroniques


Séjours, voyages, il n'y a pas de limites. C'est aussi au fond du jardin que commence le voyage.

La fête des rois - L'or, la myrrhe et l'encens

Les gamelles des comptoirs - Quand le riz déborde


4 / Les textes et les récits de séjours


Partir prendre l'air embaumé de senteurs qui nous tiennent à coeur, nouvelles ou anciennes, partir oui, pour quelques jours.


5 / Les publications à venir


Balades florales.



LA PAGE PICTURALE






Les peintures de Babeth Louisa.

Les créations de Nicole.

Les travaux de quelques uns de nos abonnés qui aiment nous envoyer leurs coups de coeur. C'est ainsi que court le voyage de chaque jour et cette année promet de faire de son mieux.



LES PAGES DES AUTEUR(E)S



Nous ne présentons plus celles et ceux qui font vivre le salon avec le souci toujours renouvelé de partager leurs instants, "Des instants frappés du matin jusqu'au soir " .



BONNE ANNEE !



Les malles d'Amouma

Le salon littéraire et musical

La page picturale

Janvier 2026


4 commentaires


viviane parseghian
01 janv.

Merci de Toi, Ginette et de tout ce que tu nous offres , belle année et bisous jolis ❤️

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Bonne Année, ma chère Viviane et tous mes voeux de bonne et heureuse année.

🙂🎵🎉

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Colette-Alice
01 janv.

Je souhaite à toutes celles et à tous ceux qui déposent dans les Malles de Ginette des moments précieux de découvertes et de partages, une année 2026 lumineuse ✨🎉✨🎇 !

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Merci beaucoup, Alice.

Bonne Année, bonne santé et Longue vie et tous mes meilleurs voeux de bonne continuation dans les malles qui commencent à déborder !

🎵✨🎉

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