Quand on vient d'ailleurs
- Ginette Flora Amouma

- 15 févr. 2023
- 1 min de lecture
Dernière mise à jour : 17 févr. 2023

Voici une photo de Randolph, posée un matin sur nos pages.
Un matin qui lui rappelle
" Un calme matin sous d'autres cieux "
Et ce matin, cette photo porteuse de tant de manne, je n'ai pas voulu qu'elle s'échappe ou se cache sous le velours des galons mordorés d'un sous-bois.
J'en ai fait un poème, pour vous, pour nous, pour ce matin calme.
Crédit photo Randolph Berliner avec son aimable autorisation
Il est un creuset qui ne vient à se montrer
Qu'en s'enfuyant sous les murets de ses bosquets
Un abri de terre qui n'ouvre ses barrières
Que pour les refermer après s'être livré
Il reste la vision d'un virage emprunté
Ce qu'on a compris du prélude apprivoisé
Il valse comme un fou autour de nos yeux imprégnés
D'un je ne sais quoi qui fait qu'on revient
Reprendre les pas là où on les a laissés
C'est un long ruban déchiré qu'on a suivi
Accroché aux branches voûtées des seuls admis
Et dans mes cheveux l'oubli d'une mèche emmêlée
De vent songeur, d'herbes tressées, d'ombres lasses
Pour l'obscure joie d'une zone traversée
Sans avoir pu le figurer ni le retrouver
Pour le tourbillon d'un rêve qui veut exister,
La chute du matin vient parler d'un ailleurs
Au bleu délavé par ceux qui l'ont visité
le 15 février 2023
Ginette Flora




Ce sentier vers un lieu insolite me donne envie de l'emprunter et au détour, qui sait, je te rencontrerai peu être Randolph... Belle journée à toi. Merci aussi à Ginette pour ce lumineux poème. Amitiés à vous deux mes amis.
Bienfaisantes frondaisons inspirantes! la couleur et les mots que de belles correspondances, un vrai moment baudelairien!
Mettre nos pas dans tes mots, Ginette, marcher lentement en ouvrant grand les yeux sur tant de beauté...
Un poème lu et relu à haute voix. Chaque mot résonne sous la voûte de tous les chemins empruntés ainsi que dans la lumière tamisée de ceux que je ne connais pas.
Ainsi l'écriture universalise l'image. Merci Ginette.
Quand le regard de l'esthète croise le verbe de la poétesse, alors naît un chant où la terre au ciel se marie.Et les trilles du pinson enveloppent le pas discret et furtif hérissons sous l’œil de quelque écureuil bien caché, dans les frondaisons. qui parfois nous taquine. On pense qu'une châtaigne qu'un gland nous est tombée dessus. Erreur... on l'entend alors rire.