top of page

Les Infos des Malles et du Salon G&F - Octobre 2026

il y a 9 heures
6 min de lecture


Mois d'octobre


Avant que le froid glace les ruisseaux

Et voile le ciel de vapeurs moroses,

Écoute chanter les derniers oiseaux,

Regarde fleurir les dernières roses.

 

Octobre permet un moment encor

Que dans leur éclat les choses demeurent ;

Son couchant de pourpre et ses arbres d'or

Ont le charme pur des beautés qui meurent.

 

Tu sais que cela ne peut pas durer,

Mon cœur ! mais, malgré la saison plaintive,

Un moment encor tâche d'espérer

Et saisis du moins l'heure fugitive.

 

Bâtis en Espagne un dernier château,

Oubliant l'hiver, qui frappe à nos portes

Et vient balayer de son dur râteau

Les espoirs brisés et les feuilles mortes.

 

 Poète : François Coppée (1842-1908)

Recueil : Les mois (1878).

 

 François Coppée est un poète et romancier français, né en 1842 et mort en 1908 à Paris. Il écrit beaucoup et cisèle rigoureusement ses poésies comme un sculpteur d’où le souci avec lequel il décide de conserver la forme métrique classique et ses codes.  En cela, il recherche la beauté et l’expression de la beauté en s’efforçant de ne pas impliquer son moi et ses états d’âme dans ses poésies.  Il tourne le dos au mouvement romantique qui s’attache à parler du moi et des élancements lyriques. L’émotion n’est pas la vertu demandée mais plutôt l’admiration pour un vers somptueusement ouvragé.

Pour cela, il prend pour thème la contemplation de la nature : l’antiquité, l’histoire des humains et son recueil « Les humbles » est à cet égard un exemple de sa rigueur. C’est un hommage fait aux humbles dans leur simple labeur. Sa poésie décrit les objets et les tableaux sans se laisser pénétrer par des impressions, des sensations, des images floutées. Il recherche la forme parfaite, celle qui règne sur la montagne Parnasse du dieu Apollon.

Il a beaucoup écrit et n’ayant pas de descendance, il désigne son neveu Jean Monval comme son héritier littéraire, à charge pour lui de s’occuper des nombreux écrits de son oncle ; poésies, lettres, notes, carnets, théâtre, contes, romans, nouvelles, chroniques, souvenirs qui sont publiés dans des revues littéraires et des journaux. Son œuvre parle des humbles, raconte la vie des plus démunis, des gens du peuple dont le labeur est un hymne à la beauté.

C’est le poème du quotidien.   

 

LE  SALON MUSICAL


© composition originale de Fred


1/ Antonio Vivaldi




C’est le 1er mouvement du concerto RV 356 de l’estro armonico de Vivaldi, composé pour violon et violoncelle avec une basse continue.

Interprété par Itzhak Perlman.

Le concerto RV 356 de Vivaldi en la mineur est composé de trois mouvements :

-        Un Allegro en la mineur d’une durée de 3 :22 qui est vif, dynamique et plein d’énergie.

-        Un Largo en ré mineur, plus lent et mélancolique qui contraste avec le premier. Il dure 2 :38

-        Et un presto de 2 :19 qui est un final rapide qui revient à la vivacité du premier mouvement.

Il répond donc aux normes d’un concerto de l’époque baroque, selon le schéma codifié de l’époque : rapide - lent - rapide.

Ce concerto a été redécouvert au XXème siècle par plusieurs violonistes qui interprètent selon leur conception de la musique baroque, soit en restant fidèle à la composition originale soit en lui apportant divers aspects qui les différencient les uns des autres.

Les réinterprétations sont variées d’où l’existence d’un nombre important d’enregistrements qui jouent soit sur la corde mesurée et lente soit sur un tempo plus rapide.

Le jeu de Perlman se situe entre les deux.  Il jouit d’une grande popularité dans le milieu de la musique baroque.

Chaque enregistrement révèle un rendu différent selon que le musicien utilise ou non la notation originale de Vivaldi.

C’est toujours un moment frais, lumineux, authentique et pur que d’écouter le chant du violon.   

 


2/ Frédéric et sa musique :

An oasis in Desert Sands

What Virtual Happiness

On Rainy Days

 

3/ Patrick Hamilton, une figure contemporaine qui garde ses attaches classiques. Sa musique semble traverser le temps et laisser une empreinte intemporelle sur les saisons du coeur.


Patrick Hamilton L'âme qui parle ℗ 2023 1631 Recordings AB Released on: 2023-02-17 Composer, Producer: Patrick Hamilton Auto-generated by YouTube.





Patrick Hamilton est un artiste belge, compositeur de musique classique contemporaine.

Il puise dans les genres musicaux qu'il maîtrise, des sonorités si prégnantes qu'elles semblent intemporelles.

Chaque note est un appel, une éraflure donnée au coeur, que l'on embaume avec des paroles tant l'atmosphère qui se dégage est un envoûtement de l'âme.

La partition -Pourquoi dit-on sheet music ? Peut-être parce qu'elle est minimaliste- est d'une pureté telle qu'elle évoque un bruit ténu de feuilles qui se ramassent à la pelle.



4/ Opéras, films, comédies musicales

 Les Misérables


 5/ La page du mélomane

Le lyrisme de Franz Schubert

 




LE SALON LITTERAIRE



 

1/ La poésie et ses auteur(e)s


       

La fée Viviane  

 

J'ai toqué au village de mon enfance...

J'ai retrouvé les pierres...

le parfum des lavandes et du thym des garrigues ...



   

Marcel Faure


 « Il faut écrire dans la fatigue de la nuit qui pèse, et que l’on envoie promener d’un mot, léger.

Il faut écrire dans l’angoisse d’un jour qui tombe, avec un crépuscule que l’on soulève doucement, pour raviver l’horizon.

Il faut écrire il faut écrire quand l’aube flirte avec le chant d’une mésange, pour se frotter au jour qui vient.

Il faut écrire il faut écrire au jour le jour des fadaises ou des mots d’amour, pour s’assurer d’être vivant.

Il faut écrire sans posture, tout nu à faire le guet, pour se souvenir de la mer, des marins, ou d’un pétale de rose.

Il faut écrire pour tous et pour personne, un peu pour soi aussi, puis s’effacer pour faire place aux possibles. »


 

Le voyage de l’automne

 Il est venu le dire tout bas qu'il part

Doucement sans alarme

Car la lumière qui baisse

Montre un chemin plus calme

Le temps de l'âme

Tu m'as frôlée est-ce toi est-ce moi


2/ Les chroniques

 Escapade à Chypre :

- L’empire des pierres

- Histoire de Chypre

- La fiole des larmes


LA PAGE PICTURALE


© Babeth Louisa


1/ Babeth Louisa

Bleu lavande

Veille encore

 Automne



2/ Nicole


Les Haïkus d'automne

Nicole manie aussi bien son pinceau que sa plume, pour notre plus grand bonheur.

Parcours Eghezée

C'est un beau partage que nous raconte Nicole en parlant de son parcours pictural.




LA PAGE DES AUTEUR(E)S



1/ Colette Alice

Eve Gonzalès

 Notre exploratrice trouve toujours des sujets où nous allons à la rencontre des femmes dont le talent n'st plus caché grâce à la plume de Colette Alice.




2/ La page des absents


Ils n’en sont pas moins présents quand ils nous dirigent vers quelques beaux fragments où circule cette vie poétique que nous observons à l’affût de nos plumes et de nos pinceaux.

Nous ne cesserons jamais de les remercier. L’un d’eux nous fait apprécier cette délicate poésie d’Aragon, en ce mois d’Octobre :


UN AIR D'OCTOBRE


Un air comme une traîne immense

Un air qui ne finit jamais

Un air d’octobre une romance

Plus douce que le mois de mai

Un air qui toujours recommence

 

Tes yeux ont le mal d’horizon

Fou qui trouve assez bleu l’azur

A qui le ciel n’est pas prison

Il faut aimer à démesure

Ce n’est pas assez que raison

 

Bel automne aux mains de velours

C’est la chanson jamais chantée

C’est la chanson de notre amour

C’est la chanson des roses-thé

Dont le cœur est couleur du jour

 

Un air qui ne finit jamais

Un air d’octobre une romance

Plus doux que n’est le mois de mai

Un air comme une traîne immense


[…]                             Extrait : Louis Aragon / Le Nouveau Crève-cœur (1948)


La nuit du 31 octobre est souvent une occasion de fêter l’attente du Nouvel An des Celtes par le voyage que font les défunts pour revenir sur terre. Pour préparer leur arrivée, des traditions sont bien ancrées dans les festivités populaires.

C’est aussi un moment de recueillement où l’on s’interroge sur ce que nous avons fait durant l’année passée pour que l’espérance vienne nous combler pour l’année qui vient.

L’automne prend ainsi plusieurs significations. Sa symbolique est intense. Elle concerne l’humain dans ce qu’il a accompli durant l’année. On souhaite toujours que l’année qui vient soit la meilleure sans savoir ce qui nous est échu. Déjà dans les chaumières, on attise l’âtre, on remue les bûches, on voudrait que le feu de l’âme reste toujours vivant et qu’en brûlant les châtaignes, un goût subtil s'en dégage pour enrichir les jours à venir.

Nous avons semé, nous avons récolté et tout est engrangé, raisins, courges, potirons et champignons. Pouvons-nous prendre un peu de recul en oubliant les mauvais jours ?

 

Les Malles d’Amouma

Octobre 2026


© une composition originale de Frédéric A.  

 

Commentaires


bottom of page