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Calo Carratalá, le peintre des paysages



© collection Afrique - Casamance-calo carratala


C’est un peintre espagnol né en 1959 près de Valence en Espagne. Il montre très tôt des dispositions artistiques et une passion particulière pour la peinture.

 Il intègre les Beaux-Arts à Valence en 1980 puis il enseigne quelque temps à l’université  des beaux arts de San Carlos en Espagne. 

 En l’an 2000, il complète sa formation à l’Académie d’Espagne de Rome. Cette formation en terre italienne laisse des traces dans sa recherche d’un nom à donner à sa démarche et le conforte dans la conviction qui l’habite de restituer par la peinture l’admiration qu’il porte pour les beautés impressionnantes difficilement gérables d’une nature giboyeuse, vorace qui dégage une force singulière.

« Lorsque je peins un paysage, j’essaie de refléter les sensations qu’il suscite en moi et pour cela, j’adopte une perspective totalement personnelle. » 

Durant son séjour à Rome,  le style romain des larges fresques sur les murs, les grands formats, « les tondos », les tableaux ronds, l’interpellent. Il s’inspire  des maîtres italiens et la gestion de son espace pictural lui permet de laisser son regard personnel dessiner le voyage des sens. 


La collection Jungle -Amazonie et Afrique














© un tondo , collection jungle © la densité du végétal



Ses voyages en Amazonie, en Afrique et dans les îles ouvrent ses collections vertes, la peinture de la jungle comme élément d’un vert délavé est livrée à nos regards avec sa végétation impénétrable.

 La sensation est puissante et converge  tout son être vers un seul objectif : faire rebondir le cri admiratif et la surprise des ressentis devant des paysages tassés, denses, enfermés dans les pigments des végétaux. Il y a chez le végétal de sombres cloisons, des entrées possibles ignorées, c’est le propre de notre identité intime. Nous savons que nous dissimulons quelque chose de nous  qui est là mais qui ne sortira pas, prisonnier des lianes, des jungles, de la voracité des âges accumulés dans la désespérance d’une humanité  implacable.

C’est la collection des grands formats, des panneaux qui répètent la marécageuse voracité de la nature. Des verts profonds aux nuances émeraude se déclinent sauvagement et c’est dans l’eau que s’éparpillent les reflets de la jungle. Une couleur bleue s’en vient soupirer d’aise, se remplissant de paysages renversés.



La collection Neige et sommets de glace


II est admis à suivre des formations en résidence en Norvège en 2011. Les paysages changent, les sommets enneigés remettent en question son approche de la perspective. Cette fois, c’est en hauteur que l’embarque le regard, ses yeux se fixent au loin, le ciel semble se rapprocher. Pour la première fois,  l’artiste comprend combien la nature peut faire bouger l’âme qui dévore nos sens vibrant d’une tout autre sensation frileuse.


La Norvège et ses pics neigeux



© calo carratala-collection neige et montagnes


Pour Calo Carratala, parler de la nature, peindre la nature  revient  aussi à s’approprier  la démarche contemporaine qui préserve la biodiversité végétale. Exubérante, luxuriante nature,  le peintre nous invite à contempler sa richesse naturelle, ses éléments s’accordant harmonieusement avec le milieu d’où elle émerge.

Elle est une source d’exploration comme une pulsion d’étonnement inquiet devant ce qu’elle nous offre.

De ses méditations, Calo Carratala expose inlassablement, des expositions personnelles dans diverses galeries  et dans des expositions groupées.

Il compose des ouvrages artistiques ayant pour but d’expliquer ce qui le rend si vivant au contact de sa création et de l’élément privilégié qui le domine et qui est l’arbre.


© baobab rouge - collection Afrique


Ginette Flora

Février 2026

1 commentaire


viviane parseghian
il y a 2 heures

C'est beau et j'ai adoré découvrir ce peintre et son univers, merci Ginette ..❤️

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