Le temps des pagodes
- Ginette Flora Amouma

- 6 févr.
- 1 min de lecture

Toute ma main nue dans l’eau claire
Et sentir la peau délacée
Du feu qui brûlait combien de liens dénoués
Pour écouter le chant retenu prendre
Au lointain son ivresse solitaire
Le temple d’or aux toits rougis
Depuis l’autel rien ne s’ébruite
Le soleil s’incurve aux pics des pagodes
Et se juche sur les fronts safranés
Le pâle matin est plus pur que tout espoir
Le bassin des jacinthes mauves
N’a rien perdu de mes paroles
Des senteurs que j’apporte dans mon sang dilué
C’est au pavillon que j’ai déversé
Les frayeurs dans mes veines concentrées
Dans le temple où ne vivent que des silences
J’ai pu entendre une voix me parler de paix
Ginette Flora

Février 2026



Un grand merci, chère Ginette, pour ce moment partagé de silence et de paix... Je te souhaite un bon dimanche 🌞
Que de sérénité dans ce temple Ginette, tu as si bien rendu ce lieu. Il existe un temple bouddhiste à Thiange mais je n'y suis jamais allée. Une amie m'avait dit qui nous irions un jour... Belle journée à toi chère amie avec un beau soleil, que je t'envois...
Magnifique Ginette mais ... Toi ! ❤️ " Le pâle matin est plus pur que tout espoir" comme c'est beau !
Un très beau texte qui a rappelé à mon bon souvenir la Pagode Phap Vuong Tu 2 située à Noyant d'Allier où nous avions partagé le thé dans un mémorable moment d'hospitalité ! À quelques 75 kilomètres de ce dernier, à Biollet, le temple bouddhiste Dhagpo Kundreul Ling est à découvrir également. Belle journée à toi, Chère Ginette ! ^^