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Augusta Holmès, à l’accent grave


© radiofrance.fr - augusta holmes


C’est une compositrice française, une pianiste et une chanteuse aux origines britannique et irlandaise, née en décembre 1847 à Paris et morte en janvier 1903 dans la même ville. Elle prend la nationalité française en 1879. Très cultivée, elle s’intéresse aux Lettres et aux Arts. Ses études musicales en chant, orgue, piano et clarinette sont complétées par des études littéraires et linguistiques. Elle grandit à Versailles dans la maison familiale où sa mère organise des salons littéraires que fréquente Alfred de Vigny, celui qu’elle nomme son parrain. 

Elle compose dès l’âge de 14 ans et joue au piano la marche des zouaves. A l’âge de 20 ans,  elle publie « Nocturne ».




Elle fréquente les salons parisiens et fait ainsi la connaissance des habitués des cercles de convivialité où elle aime se lier d’amitié.  Elle rencontre Gounod, Saint-Saëns, Liszt, Alfred de Vigny, l'habitué des lieux. Elle rencontre celui qui laisse en elle une trace particulière : Richard Wagner qui est son idole tant elle lui trouve des points communs. Comme lui, elle écrit elle-même les textes de ses compositions musicales, les livrets des opéras, les textes des poèmes symphoniques avec voix, mélodies et autres œuvres.

Son père est natif du comté de Cork en Irlande et sa mère est originaire du Sud de l’Angleterre. De  ses origines,  elle garde le souvenir très marqué de l’Irlande celtique.


 Son univers musical


 Son goût pour l’évocation  des pays et de leur culture reste vivace quand elle compose :


1/  Des poèmes symphoniques :


Roland furieux (1875-76)

 puis Lutèce (1877)

Astarté (1870)

Et sa 3ème symphonie est 

 l’Irlande en 1882

1882 : Irlande symphonic poem





 Allegro feroce  en 1870





Elle enchaîne avec Andromède (1880) et Pologne (1883)

En 1889, elle compose une ode triomphale en l’honneur du centenaire de la révolution française. L’ode symphonique est un genre particulier  qui prend un peu de tous les genres pour les magnifier. C’est une technique qu’affectionne Wagner et qu’Augusta portée par  la dévotion qu’elle voue au maître allemand, reprend et s’en inspire pour composer ses propres œuvres.

L’Europe découvre son génie patriotique. Elle compose un grand nombre de mélodies et de symphonies et jusqu’à sa mort, ne cessera de composer malgré une vie familiale compliquée et un ostracisme à peine dissimulé que lui opposent ses détracteurs pour son talent de compositrice féminine. La présence de ses amis, entre autres Saint-Saëns et Liszt, qui disent d’elle qu’elle a « des talents extraordinaires »  la confortent dans l’idée qu’il vaut mieux suivre le chemin qu’on s’est tracé.


2/ Des mélodies et des poésies 


Elle écrit des poésies  qui sont mis en musique par Gabriel Fauré, Jules Massenet, Saint-Saëns, Pauline Viardot …


3/ Ses opéras


 En 1855,  son opéra « La montagne noire »  est représenté à l’Opéra National de Paris. C’est la 3ème compositrice féminine à voir  son œuvre programmée dans le saint des saints. Avant elle, il y eut Elisabeth Jacquet de la Guerre et Louise Bertin.

Connue pour être une pianiste prodige, elle apprend à jouer de l’orgue. Sa vie aura été marquée par un combat récurrent qui est de s’affranchir des conventions et de rester elle-même. Elle composait sous le pseudonyme d’Hermann Zenta. Elle décide de s’en passer et de redevenir ce qu’elle est. Il lui a fallu quelque temps pour comprendre qu’ « être vrai » est le signe d’un véritable talent. Elle francise son nom en ajoutant un accent grave.


Ses amitiés dans le monde des Lettres et des Arts


Wagner aura été son grand  ami, elle lui rend visite au Bayreuth, le palais des festivals lors de son inauguration, elle  assiste  à la saga de l’Anneau du Ring.  

Sa correspondance avec Jules Massenet et Saint-Saëns montre à quel point elle savait conserver et retenir les liens amicaux riches en sincérité. Elle est admirée et saluée par nombre de ses contemporains, peintres, musiciens, écrivains. 

 A la fin de sa vie, elle donne des cours de musique pour subvenir à ses besoins et meurt en 1903 à son domicile.

 Sur sa tombe sont gravés deux vers :

« La gloire est éternelle et la tombe éphémère ;

Les âmes ne font point d’adieux. »

 

 Longtemps ignorée voire très peu visitée, elle est  redécouverte depuis le XXIème siècle et  c’est son chant de Noël «  Trois anges sont venus ce soir » interprété par Tino Rossi, qui fait d’elle une icône dépoussiérée.

 Ginette Flora

 Février 2026 

2 commentaires


Colette-Alice
il y a 3 heures

Grand merci, chère Ginette, pour m'avoir fait découvrir cette "icône dépoussiérée" 😍 et une exellente journée avec 🌞🌞 !

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Ginette Flora Amouma
Ginette Flora Amouma
il y a 2 heures
En réponse à

Du soleil, oui, Alice !

Belle journée à toi ... et il paraît que cela va durer !

🌞😃

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