L'arbre de vie, le platane
Dernière mise à jour : 26 avr.



Les platanes
du
Luberon
Il s’est élancé il se plie jusqu’à laisser
Ses branches malingres se tordre et se crisper
Jusqu’à déformer ses pointes et les darder
Il s'élance pour s'éprendre du soleil premier
Pas un bourgeon pas une seule feuille éclose
Le printemps tarde et il affûte son carquois
En marcottant ses fuseaux déplacés qu’il ose
Torsader jusqu’à terre en longs rideaux de bois
Longtemps il a ployé ses vertèbres désertes
Les retenant de tomber dans le sol inerte
Muet quand elles craquaient de douleurs éteintes
Mais la nuit glacée ne reconnaît pas les plaintes
Sur ses écailles on lui confiait des regrets
Son dos porte l’adagio des saisons figées
Des griffures pieuses des runes silencieuses
Pour que l’attente folle de la fleur précieuse
Ne lui soit plus un supplice


Un platane planté en 1822
Ginette Flora

Avril 2026




J'aime les arbres qui nous contembles de leurs hauteurs. Leurs grands âges à vu défiller des générations de personnes... Ils procurent le respect !
Grand merci chère Ginette pour ce beau poème. A bientôt...
Magnifique, Ginette, j'adore ces arbres et tu les sublimes ... merci ❤️" Sur ses écailles on lui confiait des regrets
Son dos porte l’adagio des saisons figées" mais que c'est beau !
Serait-ce ambigu d'affirmer que cette évocation poétique du "platane" a bien du "charme"...? ^^ Merci pour ce partage printanier, Chère Ginette ! De te souhaiter un excellent dimanche ! 😊