Au creux d'un matin
- Ginette Flora Amouma

- 17 févr. 2023
- 1 min de lecture

Tant de fois la vibration a secoué les fûts
Les rides se sont formées sur le visage clos
La rumeur de la chair dans le feuillage touffu
Ce n’est pas un coup de cœur qui secoue la terre
Mais la griffe lardée qui fait le tour des paupières
Un battement d’ailes dégage les grains de sable
C’est que l’aube délivre la rosée première
C’est le temps des ablutions aux fraîcheurs semblables
A celles que l’iris a toujours rencontrées
Le signal d’un regain fléchit le brin de blé
Qu’un soleil zébré visite aux heures de veille
Son rayon vient diffuser ce brûlant message
Est-il loin le sentier qui mène à la délivrance ?
Faut-il traverser les ronces des buissons en berne
En s’effrayant d’errer dans les ravins balafrés
S’accrocher aux roches menacées de s’effondrer
Pour pouvoir percer un matin qui recommence
5 février 2023




Plus encore que dans d'autres textes je perçois comme de subtiles échos à partir de ces mots. Une vibration centrifuge traversant le mystère, la dualité, je dirais l'intrigue de la Vie dans le sens des rythmes de la nature et dans le sens de cette zébrure qu'est la vie humaine.
(Si tu comprends ce que j'ai voulu exprimer, Ginette, tu me l'expliqueras, merci !)
Le sentier de la délivrance n'est pas si loin... mais il est long...
Fuir et l'espoir d'un nouveau jour... un poème qui fait écho douloureusement.
💖"percer un matin ..." oh mais que c'est beau ...Encore un voyage intemporel et délicat et précieux que tu poses dans de la soie-Ginette, une texture délicieuse et que j'adore ...
Bien triste que tout ceci... mais le printemps approche et le vol des arondes effacera le gris qui cherche en vain à s'installer...