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Les Misérables

il y a 18 heures
5 min de lecture

Une adaptation cinématographique de Fred CAVAYE




© gamalive.com affiche les Misérables



Le livre de Victor Hugo


Publié en 1862, le livre est diversement apprécié mais si les critiques, éloges et satires tous confondus ne tarissent pas, le livre, lui, demeure intense par les diverses formes d’écriture que l’auteur apporte à son travail.


Tout y est démesuré, foisonnant. On y rencontre la faconde, l’opulence fertile de l’auteur qui ne sait pas s’arrêter d’où les nombreuses digressions que le roman comporte. Victor Hugo a besoin de parler d’où les brusques départs du texte qui se disséminent en descriptions, réflexions sur le sujet qu’il traite. L’auteur sort un moment de son récit et commente les faits de société auxquels il est mêlé d’où la part qui est donnée à la réalité.

De la réalité, il a besoin d’en déverser une bonne dose dans sa fiction mais sa fiction le mène à la réalité et ce sont les guerres de Napoléon, ce sont les émeutes des barricades de Juin 1832 qui font du roman, un livre qui prend racine au début du XIXème siècle.

Le mélange des genres est constant. Le roman est tragique, héroïque, dramatique et truculent. Il y a une verve populaire qui sourd des entrailles de la terre et mène une sombre gigue. Le roman devient philosophique quand c’est de l’humain dont parle l’auteur, de l’homme face à la posture  morale, du bien et du mal.

D’où l’usage des figures de style, des formules excessives, des tournures de phrases alambiquées pour appuyer les grandes fresques historiques. Il s’empare des contrastes,  les juxtapositions de deux termes contraires lui sont utiles pour que de telles oppositions justifient son propos : l’univers est effrayant. Les postures outrancières reflètent la complexité de la misère humaine, des milieux défavorisés, sujets dont l’auteur tire sa prose dantesque.

Cependant, c’est aussi un auteur héritier de la grande vague romantique qui a modelé l’âme du pays et pour ne pas déroger à cette tradition du lyrisme et de la profondeur des sentiments humains, Victor Hugo parle du lien affectif entre deux êtres, le lien paternel entre Jean Valjean et Cosette, le lien fervent entre Cosette et Marius et d’autres liens qui fulgurent çà et là, la compassion, la bonté qui surgit, le sentiment du sacrifice sans que l’esprit n’en comprenne la raison ni la pulsion et le roman devient grandiose car Victor Hugo reste par sa plume, un auteur du beau, du grand, du noble, du sublime. C’est par des contrastes dont il affectionne le virage déroutant que  Victor Hugo parvient à parler des sentiments qui éblouissent l’âme.

C’est surtout la peinture d’une société où le bien et le mal se côtoient et se déchirent.

Tous les personnages sont confrontés au bien et au mal et c’est leur posture face à l’éthique qui fait du roman un pilier de la littérature du XIXème siècle. Son écriture, c’est le cri lancé dans les barricades, le souffle puissant de la révolte, le cri de la chanson phare de la comédie musicale qui  a résulté du roman coruscant !


A la volonté du peuple

Et à la santé du progrès

Remplis ton cœur d’un vin rebelle

Et à demain, ami fidèle


 Les résumés des milliers de pages qui font des Misérables, un monument en 5 volumes.

S’il faut relire le livre, il faut surtout en retenir les points forts :


1/ Les personnages


Les personnages ont des destins qui s’entrecroisent, ce qui permet à l’auteur de décrire les différents faits sociaux. Le personnage de Jean Valjean se dissimule sous des identités diverses car il s’est moult fois évadé. Connu pour être un bienfaiteur en secourant les plus faibles, il se retrouve emprisonné pour un bout de pain. Il s’évade et rencontre Fantine et sa fille Cosette. Il voudrait sortir la mère et la fille de la misère mais il est une fois de plus arrêté. Il s’évade mais Cosette est déjà confiée aux Thénardier, des aubergistes qui la maltraitent. Il la rachète et il s’installe à Paris mais il est reconnu car il est poursuivi par Javert, un homme de loi qui s’est juré d’arrêter Jean Valjean qui pour lui échapper, trouve refuge avec Cosette au couvent de Petit Picpus.


2/ Les lieux de l’action dramatique


Dix années passent. Jean Valjean et Cosette ont quitté le couvent et se sont installés à Paris. Javert le reconnaît, les Thénardier songent à se venger, un complot met à mal tous les personnages d’autant que Cosette rencontre Marius qui en conflit avec son grand-père issu de la classe aisée, rejoint les rangs d’un groupe de révolutionnaires. Jean Valjean et Cosette sont découverts et Thénardier tend un piège à Jean. Il veut le dénoncer à Javert et l’entraîne dans un traquenard mais Marius découvre que celui qui veut tuer Jean Valjean est celui qui a sauvé son père à Waterloo. Jean Valjean s’échappe à nouveau.

L’épisode des barricades est déterminant pour tous les personnages qui ferment les roues de la destinée. Jean Valjean aide Javert et sauve Marius en le transportant dans les égouts. Javert se suicide quand il réalise qu’il ne peut pas arrêter Jean qui s’est porté à son secours et ce faisant, l’homme de loi si discipliné, réalise qu’il a contrevenu à la loi en laissant filer Jean Valjean.

Marius et Cosette se marient et si Jean Valjean est laissé à l’écart par Marius qui apprend que c’est un ancien détenu, il est réhabilité auprès des siens quand chacun découvre la vraie nature désintéressée de Jean Valjean.

Les points culminants sont des tableaux liés aux actions du récit :

-   La prison et l’évasion

-   La mort de Fantine

-    La taverne des Thénardier et le sauvetage de Cosette

-    La scène des barricades, le personnage de Gavroche

-    Le tableau des égouts de Paris

-    La mort de Jean Valjean


Les Misérables, le film


La sortie du film est prévue pour le14 octobre 2026.  




Réalisé par Fred Cavayé, c’est Vincent Lindon qui campe le personnage de Jean Valjean. Plusieurs réalisations et versions cinématographiques ont vu le jour depuis ces dernières décennies. Une comédie musicale a également été montée à Londres et l’une des chansons « I dreamed a dream » a traversé l’Atlantique.


I dreamed a dream in time gone by

When hope was high and life worth living

I dreamed that love would never die

I prayed that God would be forgiving


Quel canevas a choisi Fred Cavayé pour mettre en scène une œuvre aussi monumentale déjà plusieurs fois revisitée ?

Le scénariste a pour objectif de se focaliser sur la personnalité du personnage de Jean Valjean. Il est tenté de traiter le sujet comme un thriller.

Deux personnages se confrontent ainsi : Jean Valjean et l’inspecteur Javert, Vincent Lindon et Tahar Rahim.  Un fugitif poursuivi par celui qui cherche à l’arrêter.

 Le film dure trois heures et fourmille d’actions. On le compare même à un western.  Les fusillades dans la séquence des barricades sont menées comme des règlements de comptes. Des balles perdues, d’autres reçues pour sauver la personne dont le bonheur est le seul but recherché.  On assiste à des duels non pas dans la forme que l’on croit, des descentes dans de sombres excavations, des complots sont ourdis, des conspirations déjouées, tout tient en haleine la trame historique du récit.

On est au début du XIXème siècle. Jean Valjean s’évade du bagne où il a été emprisonné pour avoir volé du pain.

Le film repose sur le jeu des comédiens. Cette version très longue, est menée comme un thriller psychologique où le bien et le mal se composent un masque pour mieux atteindre le but recherché.


©facebook.com- les misérables

 

 Ginette Flora

 

 Octobre 2026

1 commentaire


viviane parseghian
il y a quelques secondes

merci Ginette, superbe voyage dans tes lignes et dans la mémoire des Misérables , tu m'as donné envie ... vrai ! ❤️

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