Les Infos des Malles et du Salon G&F- Août 2026
- Ginette Flora Amouma

- il y a 8 heures
- 5 min de lecture

Sujata Bhatt est une poétesse indienne née le 6 mai 1956 à Ahmedabad. Elle a grandi à Pune dans le Gujarat au nord-ouest de l’inde mais elle émigre aux USA en 1968. Tout son parcours universitaire et ses formations en divers instituts sont poursuivis aux USA et au Canada. C’est en Europe qu’elle s’installe en épousant un écrivain allemand, poète et conteur, aimant l’écriture sous toutes ses formes.
Elle est remarquée par sa volonté d’inscrire des tournures de sa langue maternelle le gujarati dans la langue anglaise dans laquelle elle écrit et s’exprime faisant ainsi de son œuvre un univers multiculturel.
Cette double intention de parler de sa langue maternelle lui permet plus justement d’évoquer les thèmes de l’exil, du déracinement et de la quête de sa véritable identité. Au centre de son œuvre littéraire qui couvre poésies, essais et traductions, elle essaie de situer la place d’une double appartenance culturelle dans le cheminement linguistique et explique comment le cœur a un langage qu’il choisit de lui-même quand il dialogue seul avec son âme. Cet écartèlement, elle le traduit dans des poésies en s’attachant à se tourner vers les interrogations de ses propres consœurs de la poésie contemporaine indienne.
Elle publie une anthologie des poétesses indiennes contemporaines les rendant à la lumière d’un vécu librement évoqué.
Sujata Bhatt confie sa propre trajectoire. Ne serait-il pas vain de se chercher une place quand la seule place est celle non pas de la géographie mais d’une rencontre avec une vérité autre qui ne se trouve ni dans la langue ni dans un lieu mais dans l’âme ?
Ses recueils de poésies rencontrent un grand intérêt auprès du public, ce qui lui vaut un prix de poésie en 1988 pour son recueil Brunizem où l’on peut lire le poème qui la fit sortir de l’anonymat :
Search for my tongue
Plusieurs autres prix saluent son étude de l’être porteur d’une double identité. Sa poésie est comme un vaisseau jeté dans la houle malmenée par les ardeurs des Muses que Neptune s’ingénie à éloigner tandis que les vagues ondoyantes de Sarasvati, la déesse indienne des Arts et des Belles-Lettres calment les cieux orageux.
Mais après avoir dit :
I am the one who goes away (1989)
elle déclare :
Je suis celle
qui emporte toujours
avec elle sa maison,
celle qui ne peut demeurer qu'enfouie
dans mon sang – ma maison
qui ne correspond
à aucune géographie.
Sujata Bhatt
Son dernier recueil de nouvelles, paru en 2026 (Carcanet Press) retrace des souvenirs : « Dr Work’s leopard : life with Appa ». En essayant une écriture romancée, la poétesse livre une confession lyrique où l’émotion est palpable comme si la poésie ne pouvait quitter les mots.
Un père médecin laisse à ses enfants l’amour de la nature. La poétesse se tourne vers le monde végétal et animal, dépourvu de langage mais porteur de vie. La connexion avec la nature est pleine d’odeurs et de fragrances, c’est l’éveil des sens qui est sollicité. L’ail et la coriandre ont ce je ne sais quoi d’exhalaison qu’on ne les oubliera plus en lisant les anecdotes de Sujata Bhatt. La poésie n’est pas seulement une attraction culturelle, c’est un envoûtement.
Elle dit :
Je pense que la poésie est importante car elle enrichit notre être intérieur. Personnellement je ne peux imaginer vivre sans lire ni écrire de la poésie. Elle est pour moi essentielle, autant que l’eau et l’oxygène. Certes, elle ne guérit pas le cancer et ne paie pas les factures mais elle apporte quelque chose d’incommensurable. »
LE SALON MUSICAL

1/ Antonio Vivaldi
Le concerto RV 519 (du recueil l'estro armonico opus 3 N°5)
Le Concerto pour 2 violons en la majeur, RV 519, a été composé par Antonio Vivaldi en 1711. Il s'agit du cinquième concerto de la célèbre collection L'estro armonico (Opus 3). Cette œuvre baroque brillante met en valeur deux violons solistes soutenus par un orchestre à cordes et une basse continue.
Le concerto est structuré selon la forme classique en trois mouvements (rapide-lent-rapide).
On peut être emporté par le dynamisme du 1er mouvement qui est un allegro d’où la vivacité de son rythme.
le 2eme mouvement appelé largo est plus mélancolique mais ne perd rien en beauté musicale.
Le dernier mouvement reprend son caractère enjoué particulièrement rendu expressif par le dialogue des solistes. L’extrait ci-dessus concerne le 3ème mouvement d’une durée de 2 minutes 49 ( le concerto dans sa durée intégrale fait un peu plus de 7 minutes.)
C'est toujours un beau moment d'écoute.

2/Frédéric et sa musique
Conversations from the sea
Is there anyone ?
Zenotopia
World is charging
In a drop of petroleum
Graffi's City
Happy Cosmic Party

3/ Opéras, films, comédies musicales
Der Freischutz, un opéra de Carl Maria von Weber
4/ La page du mélomane
La page du mélomane 43 - Les oiseaux de Messiaen
La page du mélomane 44 - Le Gloria de Vivaldi
LE SALON LITTERAIRE

1/ la poésie et ses auteur(e)s

Viviane
Fugue
Je pars Je ne suis pas d’ici
Inventer le Pas-Vrai, c’est mon Amazonie
J’écris, on est debout, on vit
Et le ciel s’entrouvre, abreuvant l’infini…

Marcel Faure
La nuit s’effiloche
J’ai allumé ma lampe
Autour de l’aube
Quelques mots
Papillons de poète
Qui tournent et se posent
Sur l'épaule du jour

Le reflet
C'était écrit
Un envol de poésie
2/ Les chroniques

Daniel Sannier à la rencontre du Luberon et de la Provence
Jean Lebrau au pays qui te ressemble
René Seyssaud, le peintre des oliviers
3/ Publication :

L'aube primitive
C'est le 5ème ouvrage dans la collection Inde de mes dernières publications. https://www.amazon.fr/dp/B0HGGD8FQQ
A travers un drame qui secoue une famille de propriétaires terriens dans les collines de Jawadhu dans l'Inde du Sud, le jeune David voit s'entrechoquer deux mondes. L'un s'efforce de sortir des ornières du passé et l'autre sans être triomphant, se dégage des émotions exacerbées pour retenir la nouvelle lumière.
LA PAGE PICTURALE
1/ Babeth Louisa

Elle aime les petits soleils qu'elle ne se lasse pas de peindre.
Elle aime aussi les oiseaux. Elle aime les fleurs, elle les peint pour se retenir de les cueillir car dit-elle on ne cueille pas les fleurs,
"Elles mourraient loin de leur terre. "
Elle nous fait sentir la beauté d'un monde qu'elle nous entrouvre du bout de son pinceau.
LA PAGE DES AUTEUR(E)S
Colette Alice

Sarah Lipska
Martha Gellhorn
Si le mois d'août 2026 fut pénible à supporter du fait des fortes chaleurs, il ne nous a pas éloigné des choses essentielles et qui sont le voyage de la beauté et la contemplation d'un émerveillement infini pour les plus petits souvenirs.
Les Malles d’Amouma

Août 2026



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