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Le labeur des pierres


J'entrais dans le mazuc des portes verrouillées

 Chercher le ciel bleu des volets entrebâillés

 Tombant maintes fois sur les pierres mégalithes

 Je volais aux genêts le verrou du granit

 

Un regard se risque j'ai nourri son éveil

De la rampe des brumes sont remontés les cris

De ceux qui longtemps attendent d'être avertis

Au milieu des ronces où confiants ils sommeillent


Au clapotis des eaux j’ai voulu m’arrêter

Pour écouter un impromptu improvisé

Un  air que j’ai reconnu que j’ai fredonné

Le ruisselet bondissait au premier tercet

 

 

Les sols sont maigres et doctes mais je m’accroche

 Comme les orpins qui dissolvent leurs couleurs

Saxifrage moi j’ai puisé dans ma sacoche

 De quoi peindre les falaises et leurs hauteurs

 

Ginette Flora

 Mars 2025-Mars 2026

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