La valse
- Ginette Flora Amouma

- 6 août 2021
- 3 min de lecture
Dernière mise à jour : 13 mai 2023
Ne serait-ce qu’une chimère
C’est lent c’est grisant c’est fugace
Que d’avoir voulu s’élancer
Sans craindre que tout ne s’achève
Dans l’entaille de cet espace
C'est lent c'est urgent c'est tenace
Le sol est à peine frôlé
Que tu libères le néant
A me soulever dans les airs
Vers quelle mort m’entraînes-tu
Toi qui bascules un sursaut
Qui se brisera dans la chute
Et les mains choisies se complètent
Sans jamais s’atteindre ni s’étreindre
Ton bras qui retient l’élan fatal
Savait déjà que rien ne dure
Mais le monde a tourné autour
D’un moment autour d’un arpège
L’orbe lunaire devient diaphane
Il s'est figé au-dessus d'un arbre
Il annonce déjà le décompte
D’un drame que la nuit pulvérise
Il y a dans l’union totale
Le fracas du verre qui voltige
C’est la danse d’une joie accomplie
Où se concentre le plaisir conquis
Dans l’ivresse de pas assortis
On prend on veut et on accepte
On oublie on fléchit on repousse
Les sabots de la solitude .
Commentaires des auteurs de Short edition :
L'auteur JACB
C'est lent c'est grisant c'est fugace, On prend on veut et on accepte, On oublie on fléchit on repousse"...Bien vu! ces vers s'accordent aux trois temps de la valse! Une belle première strophe aussi c'est un poème soigné et travaillé juste ce qu'il faut pour lui laisser le souffle de la poésie, l'espace des pas à deux. Le manque de ponctuation lui donne de l'envol comme la valse. Je like Ginette.
L'auteur Félix Culpa
La deuxième strophe est une envolée vertigineuse, ahurissante, cinglante de poésie et de métaphores. Une œuvre poétique magnifique, Ginette. Vous êtes une alchimiste des mots.
L'auteur Fredoladouleur
La Vie est une valse à trois temps marquée de temps forts ! Les épaules et les cœurs sont parallèles, les mains se tiennent en toute confiance jusqu'au cruel instant où la musique s'arrête dans une solitude assassine où la tête désespérément cherche le creux de l'épaule...
L'auteur Alice Merveille
Une fusion absolue et si fragile... Ginette Flora Amouma · Oui, Alice . Quand on contemple la sculpture , la sensation de fragilité est encore plus palpable : la seconde si enivrante est figée dans la beauté mais fragilisée dans l'impossible retour des mains qui ne se touchent pas . Alice Merveille ·
Oui cette œuvre est poignante. Camille Claudel a maintenant son musée à Nogent sur Seine. Brigitte Bardou ·
"Il y a dans l'union totale le fracas du verre qui voltige". Comme c'est beau et comme ça me parle ! Cette valse à la fois grisante et impossible à repousser contient déjà en elle la douleur de la solitude à venir. Magnifique et très émouvant, Ginette. Ginette Flora Amouma · Merci d'y avoir été sensible . On entre dans la valse .... comme Camille Claudel est entrée avec sa sculpture et observez-la bien : les mains se touchent à peine . C'est tout le terrible message de cette sculpture : il y a la douleur , la vraie , l'éternelle plainte après la valse . L'auteur Randolph B
Toute la grâce, mais aussi la puissance, l'harmonie mais aussi la souffrance, rythme la beauté de cette danse.
Ginette Flora Amouma · Sans vous en rendre compte mais avec l'instinct du poète et l'oreille du musicien , vous avez rimé et versifié à merveille :
" Toute la grâce mais aussi la puissance
L'harmonie mais aussi la souffrance
Rythme la beauté de cette danse. "
Randolph B. · Je m'en suis rendu compte une fois le commentaire écrit. Bel exemple de ce que je nomme écriture spontanée.




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