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La page du mélomane XXXIII - Glyndebourne Opera Festival 2026

Dernière mise à jour : 29 janv.


Le rêve d’un mélomane


John Christie (1882-1962) est féru de musique et il est aussi propriétaire de la fabrique d’orgue Norman et Beard. Il hérite en 1920 d’une grande résidence construite dans le style néo-élisabéthain situé à Lewes, dans le Sussex dans le sud-est de l’Angleterre. Cette immense propriété est nommée Glyndebourne.

John Christie et sa femme, la soprano Audrey Mildmay décident d’en faire un lieu mythique en construisant une salle de musique où John installe ses orgues et la saison débute par l'accueil des amateurs férus d’opéras. La programmation musicale est surtout centrée sur les œuvres de Mozart.  

Au cours de ses voyages, le couple visite  Salzbourg en Autriche et le Bayreuth  de Wagner en Allemagne. Séduits et emballés, John et Audrey décident de faire un autre festival. John trouvait déjà que le paysage lyrique anglais était insatisfaisant et manquait d’un lieu emblématique pour promouvoir l’opéra.


Ce sera le début d’une aventure familiale. C’est dans son jardin que John fait construire son opéra et pour les amateurs d’art lyrique,  il offre un cadre champêtre où vivre un moment hors du temps. C’est le festival bucolique de Glyndebourne, il est créé en 1934 pour y représenter six œuvres avec des entractes très longs propices à des balades plaisantes et des pique-niques dans les jardins.

La première saison  programme des œuvres de Mozart en réunissant les chanteurs et les chefs d’orchestre qui contribuent à faire vivre le festival en été de Mai à Août.

Les paysages invitent à la contemplation. Ce sont de grands espaces verts d’un parc où les invités peuvent se reposer pendant les entractes qui durent 90 minutes.

On dit de Glyndebourne que c’est le «Bayreuth anglais ». Le paysage grandiose du domaine est particulièrement singulier par la présence du haha qui est un fossé entourant des fortifications, destiné à repousser les assaillants. Le fossé est devenu un élément historique qui confère au contexte un cachet esthétique. La présence des moutons offre, semble-t-il, un souffle campagnard à l’ensemble du domaine  so british.


De succession en succession


Avec John Christie, le chef d’orchestre et le metteur en scène suivent le maître mais en 1951, le chef d’orchestre Busch meurt et la direction artistique revient à Vittorio Gui qui fait entrer Rossini dans le répertoire jusque là consacré à Mozart. Glyndebourne passe de génération en génération aux mains de la même famille. Le fils de John Christie, George Christie prend les rênes en 1958 peu avant le décès de son père en 1962.

Avec le fils George Christie, la programmation se diversifie et le baroque rentre dans le répertoire.

La salle de  théâtre elle-même a subi plusieurs transformations. A l’origine, elle ne pouvait contenir que 311 personnes. Elle a été élargie et depuis 1980, elle comporte 830 places. Des bâtiments annexes sont construits pour recevoir les visiteurs : restaurants, vestiaires, aires de repos, entrepôts … En 1994, une nouvelle salle est construite pouvant contenir 1200 personnes  et d‘année en année, tout est repensé à l’aune de l’audience dont se réjouit  le festival.


© auditorium.com /glyndebourne


Les années 2000 offrent d’autres trajectoires. Sir George Christie quitte la présidence  du festival et nomme son fils Gus Christie comme son successeur.

Gus Christie fait entrer Wagner en 2003 dans le répertoire du festival avec Tristan et Ysolde. 

Grâce au label CD de Glyndebourne, toutes les représentations du festival continuent d’être enregistrées.


Le festival Glyndebourne 2026


 Nous revisitons quatre siècles et demi d’opéra avec la programmation 2026.  Cette saison est riche  par les genres représentés, du baroque au moderne en passant par le classique et le romantique, c’est à un beau voyage que nous convie le festival anglais de Glyndebourne.

C’est Orfeo (1607) de Monteverdi qui est joué pour la première fois dans ce lieu de pierre rouge et rose cendré. Orfeo d’ailleurs est le premier chef d’œuvre du genre opératique. Viennent ensuite l’enlèvement au sérail (1782) de Mozart, le turc en Italie (1814) de Rossini, La Tosca (1900) de Puccini, Daphné à Naxos (1912) de Richard Strauss, Billy Budd (1951) de Benjamin Britten.

Ce sont des artistes internationaux qui interprètent les œuvres au cours du festival, qu’ils soient chanteurs, chefs d’orchestre, metteurs en scène …  tous sont unis par le même amour pour l’art lyrique.

Depuis que le festival s’est ouvert aux tournées dans toute l’Angleterre, Le glyndebourne on Tour créé en 1968 pour laisser la possibilité à de jeunes talents d’exercer leur art, a pris une plus large envergure et part en tournée d’octobre à décembre. C’est la saison d’automne où le festival présente ses productions dans plusieurs théâtres régionaux  du pays.

Plus récemment, le festival a pris une dimension internationale et ne cesse d'enrichir sa programmation.  


© grit daily news / glyndebourne gardens

Sites web et documents consultés :

© Wikipedia /   Forum Opera / Music et Opera

Olyrix.com  / Opera online

Ginette Flora

 Janvier 2026

2 commentaires


viviane parseghian
29 janv.

Belle découverte, Ginette, merci de toi ... j'apprends tellement ! ❤️

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Apprendre, cela nous aide à ne pas trop porter sur nos épaules les charges du quotidien ! Et celles du monde, n'en parlons pas !

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