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La page de Babeth Louisa - Les Erinyes



Que sommes-nous quand poussés par des vents farouches

Nous devenons à leur rendez-vous d'Erinyes

Des ombres étreintes par leurs rudes bourrasques

Des feuilles valsant dans les pourpres de l'automne


Que sommes-nous au milieu de leur monologue

Leurs soupirs sont nos aveux leurs regrets retombent

Comme des proies qui s’acharnent sur les  bogues brunes

 Quand la saison gardienne du temps les convoque

 

 Elles renversent l’encre sur l’énigme  obscure

 Et pour donner un coup de brosse à leurs pelisses

Elles suspendent  un fanal sur les écorces

Et sur le sentier embrumé que sommes-nous ?

  

Peinture de Babeth Louisa

 Texte de Ginette Flora

 Décembre 2025

 

 

 



11 commentaires


Alice
05 déc. 2025

Je ne savais rien des Erinyes .... ces divinités me semblent à la fois inquiétantes et fascinantes qui "renversent l’encre sur l’énigme  obscure"

Belle soirée à vous deux !

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D'abord vengeresses et persécutrices, ces divinités deviennent protectrices et gardiennes de la justice.

Déesses des ouragans, elles passent dans un tourbillon qu'on ne peut émouvoir ... comme l'automne !

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Invité
05 déc. 2025

Mais que c'est beau ! votre magie est là .. toutes deux, vous posez le monde en délicatesse et j'adore..❤️ (viviane)

Modifié
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Élisabeth
20 déc. 2025
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Merci beaucoup!

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Invité
05 déc. 2025

Merci à vous deux pour ce joli poème de fin d'automne !

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Merci à vous, cher invité.

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Nicole Loth
Nicole Loth
05 déc. 2025

Les sanglots longs de l'automne semblent te perturber chère Ginette, contrairement à la peinture de Babeth qui partage son bonheur d'êtres deux. Bravo mes chères amies pour ces perfomances à deux mains, c'est superbe ! Merci beaucoup et belle journée à vous.

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Un romantisme d'automne, chère Nicole.

Babeth a composé une sensible symphonie pour un voyage opératique !

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Fredoladouleur
Fredoladouleur
05 déc. 2025

Cette peinture, tu sais déjà que je l'aime beaucoup, Chère Babeth ! J'y retrouve un peu de l'intimité, de ce sentiment amoureux et doux qui fait qu'un couple se sent unique et seul au monde, semblant n'exister que dans les yeux de l'autre. Ce même sentiment que je ressens quand je regarde la pochette de l'album "Freewheelin'" du grand Bob Dylan ! Alors si en plus, Chère Ginette, tu viens y poser tes mots, que me reste-t-il à formuler si ce n'est un grand bravo à vous deux ! 👏😃

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Comme tu le vois, cher Fred, c'est au tour de Babeth de composer par des couleurs une fresque lyrique !

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