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La fanciulla del West, un opéra de Giacomo Puccini

Dernière mise à jour : 9 mai



© iopera.es- la fanciulladelwest - scala de milan


C’est un opéra de Giacomo Puccini, un compositeur italien (1858-1924) né à Lucques, une ville en Toscane. Il se spécialise et se consacre presque exclusivement dans la composition d’opéras et il est l’auteur d’une douzaine d’opéras. Déjà très connu pour ses précédentes œuvres, Manon Lescaut en 1893, La bohème en 1896, Tosca en 1900, Mme Butterfly en 1904, il  s’intéresse à l’histoire américaine lors d’un séjour aux Etats-Unis.  Il compose La fanciulla del West en 1910.

 Pour ce faire, il revisite l’histoire américaine et se documente jusqu’à retrouver une mélodie du répertoire amérindien pour faire couler la nostalgie des chercheurs d’or issus de diverses cultures et qui loin de leur pays natal, se souviennent : c’est la ballade de Jack Wallace, celle qui  ouvre et clôt  l’opéra : «  Que font mes vieux … que fera ma mère si je ne reviens pas … ) . C’est la ballade «  Che faranno i vecchi miei ».

L’opéra prend des allures de western. Puccini s’appuie sur les thèmes contrastés pour développer une atmosphère mythique du Far West : la chasse à l’homme, la violence, la rudesse et pourtant la nostalgie, le foyer évoqué, le pays lointain, la partie de poker, le saloon qui est aussi  le refuge des bannis ... car un bandit rôde dans les parages.

L’action se situe en Californie et le tableau d’ouverture montre la Sierra Nevada entourée de pins. En contrebas, un saloon et une cabane et de la lumière s’en réchappe, des cris, des chants, tandis que le vent souffle car Puccini a tenu à faire entendre la  musique de l’espace comme  les cris, les rumeurs, le vent,  la neige et des coups de feu, ce monde extérieur qu’on ne voit pas mais qu’on entend et qui explique l’espace intérieur du saloon où les deux premiers actes se jouent en présence d’une  femme qui doit gérer et son commerce et les hommes épuisés et sans illusion qui viennent s’écrouler sur les tables. Minnie  insuffle la force et le réconfort en faisant la lecture des psaumes tirés de la Bible.

Entre la Bible, la mélodie du peuple zuni et le folklore du Far West, Puccini trace l’épopée américaine depuis ses origines à travers un opéra qui connaît un large triomphe dès sa première représentation au Metropolitan Opera de New York.


   ACTE 1


Che faranno i  vecchi miei




Minnie tient le polka-bar. C’est une jeune femme au caractère bien trempé qui est aimée de tous les habitués du salon. Elle est courtisée par le shérif local, Jack Rance qui est à la recherche d’un bandit nommé Ramerrez. Les hommes se disputent souvent pour savoir qui parviendrait à conquérir le cœur de Minnie. Rance se décide à lui ouvrir son cœur mais Minnie n’est pas dans le mood de convoler car elle est hantée par un rêve qui lui fait entrevoir la quête d’un bonheur ailleurs.

 Un homme entre et se présente sous le faux nom de Dick Johnson mais il s’agit de Ramerrez et il est recherché par la police. Minnie reconnaît en lui un ancien ami. Ils se retrouvent avec une joie que Rance le shérif ne supporte pas, préférant quitter les lieux et  se soucier du vacarme qui se produit dans le village suite à la rumeur qui circule : un bandit se trouve aux abords de leurs habitations.  Minnie et Dick se remémorent leur passé tout à leur bonheur de se retrouver. 

  

ACTE 2


The love duet





Les deux jeunes gens se rapprochent au point de ne plus se quitter mais le shérif Rance a reconnu en Johnson le bandit Ramerrez. Minnie demande à Dick de s’expliquer. Est-il venu vers elle dans l’unique intention de la dépouiller de l’or des mineurs  qu’elle  garde dans sa cachette secrète ?

Mais quand il parvient à s’enfuir, Dick est blessé et se réfugie chez Minnie qui accepte de le cacher. Le shérif vient l’arrêter. Minnie demande grâce pour le fugitif en proposant un marché au shérif : une partie de poker en insistant sur le fait que si elle gagne, Dick Johnson aurait la vie sauve. Minnie gagne la partie et sauve Dick.

 

ACTE 3



Ch’ella mi creda libero e lontano


Le shérif cependant ne peut s’empêcher de reprendre la chasse du bandit et parvint à le capturer. La foule prépare sa pendaison malgré les supplications du prévenu pour clamer son innocence.

 Vaincu, il chante en un dernier geste d’amour  la  plus célèbre aria de l’opéra :


Qu’elle croie que je suis libre et loin,

Sur un nouveau chemin de rédemption !

Elle attendra que je revienne

Et les jours passeront

Et je ne reviendrai pas.

( Ch’ella mi creda libero e lontano- Acte3 – Puccini )


Il demande qu’on cache sa mort pour qu’elle le croie libre mais à ce moment Minnie surgit et exhorte les mineurs à faire preuve de clémence, en rappelant les paroles d’un dieu dont elle récitait les psaumes et en leur disant qu’elle les a toujours réconfortés et adouci leurs misères.  Les mineurs acceptent  de libérer le prisonnier.  

Minnie et  Dick s’éloignent en se promettent une vie nouvelle.



Si Puccini s’est inspiré des thèmes récurrents dans un western américain, ce qui l’emporte chez le compositeur italien,  c’est l’accent mis sur les contrastes des sujets qu’il aborde, s’opposant l’un à l’autre et développant ainsi les véritables rebondissements  de l’action.

La rudesse du milieu humain  est  tempérée par la projection de sentiments très forts comme la nostalgie et l’amour d'un passé chaleureux, ramenant ainsi l’ennui et la fatigue  de leur travail à des moments de pure évocation. En cela la ballade de Wallace rallume l’espoir  pour contourner le désenchantement.

On passe ainsi du crépuscule à l’aube, de  l’obscurité à la lumière,  du groupe formé par les attablés du salon à la clameur de la vie extérieure. Le dernier chant de Dick Johnson alias Ramerrez, de l’acte 3, priant son bourreau de ne pas raconter l’horreur de sa fin à Minnie, est un sommet musical qui fait dire à Puccini lui-même :

 «  La fanciulla del West est, à mon avis, le meilleur opéra que j’ai composé. »     

 Mai 2026

Ginette Flora

2 commentaires


Un opéra qui rappelle par son histoire les west est spaghettis. Sans pour cela êtres comparée à la grande musique de Giacomo Puccini dans sa superbe interprétation.

Un grand merci chère Ginette pour cette page mémorable.


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Ginette
04 mai
En réponse à

Chère Nicole,

Puccini aimait faire voyager ses opéras.

J'ai découvert celui-ci et j'ai suivi le mouvement et l'âme du Far West.

Toutes mes amicales pensées pour cette journée pluvieuse !

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