Heart of the beast ( Au cœur de la bête)

© heartofthebeast
L’homme et la bête sont si semblables, si fusionnels !
Mais ne nous méprenons pas. L’expression Au cœur de la bête signifie de se retrouver au cœur d'une situation extrême et d'être plongé dans une épreuve difficile à surmonter.
Et c'est au cœur de cet évènement hostile que deux personnages, l'humain et l’animal vont s'unir pour sortir indemnes et liés à jamais pour la vie. Ils ont surmonté la pire des catastrophes, celle d’être séparé du lien qui nous unit à un autre être.
Ce choc de l'extrême entre un ancien combattant des Forces Spéciales, James Belmont et Uber, un berger allemand, un chien de combat nommé Odin, nous tient en haleine tout au long du film.
C’est une œuvre de fiction, certes, mais une œuvre d’une intensité remarquable : les deux protagonistes, homme et animal crèvent l’écran.
Et c’est parce que le lien déchirant entre James et Odin retient chaque image du film que chaque image devient une obsession. On se sent habité par une force surhumaine qui tient les deux personnages, deux cœurs rivés l’un à l’autre, battant à l’unisson et refusant d’être séparés. Le plongeon d’Odin pour sauver James est d’une force et d’une qualité de cœur insoutenable. S’il faut mourir, autant mourir ensemble !
L’histoire est construite entre deux êtres, l’homme et l’animal jetés dans les dangers de la forêt et ne s’abandonnant jamais même dans la pire des situations.
Comment survivre est tout le propos du film.
Le film
Réalisé par David Ayer sur un scénario de Cameron Alexander avec Brad Pitt pour incarner le rôle de James Belmont et Uber, le chien de combat pour le rôle d’Odin, c'est un film qui ne laisse pas indifférent.
Un beau film pour une fin d’été et un début d’automne car l’automne est là. Et les résineux et d’autres espèces résistantes offrent des images d’une beauté explosive.
Suite à un crash d’avion, en Alaska, l’homme et le chien se retrouvent seuls au milieu d’une nature hostile et tous deux doivent surmonter l’épreuve de la bête.
Ils seront deux, l’homme et son chien et en la vivant à deux, cette situation extrême, ils auront montré l’extrême profondeur du lien qui les unit.
Cette relation fusionnelle au cœur d’une nature sauvage et hostile se charge d’une telle clameur que son retentissement crève l’écran.
Dans le froid, dans la faim, dans le doute, dans les dangers à surmonter, dans les épreuves frôlant la mort, tous deux restent ensemble et rien ne les séparera (Odin ne meurt pas).
Ce qui transfigure le film, c’est qu’il n’y a pas d’expédient moral ni de sagesse énoncée ou de leçon à en tirer. Il y a juste ce saisissement de l’âme qui se sent compris.
Il existe un lien plus fort que toute forme de lucidité et qui fait aimer la vie.
Septembre 2026

Ginette Flora




Merci Ginette, de ce beau partage , tu sais nous emmener ailleurs et tu donnes envie ... ❤️