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Les gamelles des comptoirs


Le recueil " Les gamelles des comptoirs " est publié sur Amazon et je suis heureuse de vous l'annoncer.




Préface


En date du mois de Mars 2023, j’ai rassemblé des nouvelles relatant les mésaventures d’une famille dans les anciens comptoirs de l’Inde. Avec " Fort Louis ", j’ai rappelé l’épopée d’une aventure peu ordinaire. Des destins fracassés, des diasporas inexplorées, de nouvelles énergies à reproduire ont tracé des chemins qui ont conduit très loin d’humbles familles à se refaire et à choisir.


En ces premiers jours de janvier 2026, un personnage Daniel, le dernier cavalier d’une saga mémorable réalise qu’il porte un destin.

 De cette prise de conscience, j’ai laissé mon personnage du nouveau recueil de nouvelles "Les gamelles des comptoirs " parler des défunts, des survivants,  des oubliés   de l’histoire.


Mais la vie est présente, « le ciel si bleu, si calme, l’arbre qui berce sa palme, l’oiseau qui chante sa plainte .. » dit le poète. A ces mots, on pourrait ajouter le riz qui germe, chaque goutte d’eau qui est versée avec gravité et à chaque fois avoir au corps cette sensation que la vie est bue goulument  au point du jour.

Daniel retrouve le goût des fruits. La saveur de certains légumes le jette dans les clameurs de son enfance, ce lieu où l’on est aussi proche de sa nourrice que de la fleur ou de l’oiseau car l’épice qui les enrobe est celle qui ne se plie pas aux convenances.   

Le cri du corbeau lui révèle les secrets de famille qu’il surprenait sans comprendre leur force d’ancrage dans sa propre vie car il en est éclaboussé de toutes parts. Toute sa conscience en est imprégnée comme le sol où dorment les racines. Et tout devient une quête, il découvre avec effarement qu’il porte en lui l’existence d’une terre qui lui appartient. Dans son cœur sonne l’angélus du soir, des chapelles lui disent ce qui lui manque.



C’est alors qu’il entendra battre son cœur, battre comme il ne l’avait pas entendu battre de cette frénésie vibratoire qui tantôt l’apaise tantôt le trouble mais jamais ne le laisse en repos.

C’est une sonate qui l’interpelle, c’est un prélude, c’est un nocturne, il entre dans  la mélancolie des absents. Dans le mouvement du temps qui berce ses heures, il se sentira enfin renaître.


Ginette Flora

Mars 2026

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