Le cabanon dans les terres

Il y a du salpêtre entre les vieilles pierres
Que le lierre gratte et ronge en le faisant taire
Le jour devait se lever avec de l’espoir
Pour ceux qui ont établi et voulu y croire
Il y a cette vie laissée dans les fougères
Qui cachent le banc où se sont assis nos pères
Ils voyaient le ciel finir derrière les pins
Quand le tilleul apportait l’ombre sur leurs mains
Et toujours les fleurs bleues qui continuent de plaire
Quand le désir passe sur l’herbe des bruyères
Les collines au loin inspiraient un voyage
Qu’ils n’ont pas comblé mais qui hantaient leur visage
Je passais les chercher et j’ai vu la barrière
Le portillon n’a pas résisté aux ornières
Et tout ce que je n’ai pas su de mes ancêtres
S’est murmuré sur les volets de leur fenêtre

Juin 2026

Ginette Flora




Commentaires