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La page de Frédéric- Graffi' City



Chaque ville diffuse une atmosphère unique, possède sa propre signature. La sillonner, c'est laisser son empreinte marquer nos émotions au fil des rues. Loin d'une analyse sociologique ou urbanistique, la Playlist Graffi'City propose une lecture sensible de ces espaces. Elle tente de traduire les codes de la cité à travers une approche cinématographique, teintée d'esthétique américaine et d'une vision très personnelle.

 

Guide d'écoute : 6 morceaux clés

01.De Profundis




« De profundis clamavi ad te, Domine » (Du fond de l’abîme, j’ai crié vers Toi, Seigneur)

Les premiers mots du psaume 130 de la Bible posent d'emblée le décor. Pensé comme l'introduction de la Playlist, ce titre évoque un Night Drive — une traversée nocturne au fil des rues illuminées. Au volant, la nuit nous enveloppe d'un flot d'émotions confuses. La vitesse et le temps deviennent les instruments d'une quête d'oubli : une tentative de distanciation motorisée, parfois vaine, face à une solitude asphyxiante. Le choix du titre s'est imposé comme une évidence. Son atmosphère planante et mélancolique fait directement écho à l'univers du film Drive de Nicolas Winding Refn, porté par le morceau culte A Real Hero (College & Electric Youth).


2.Urban Jungle



L'un de mes morceaux coup de cœur, qui repose sur un échange fluide entre les instruments. Le titre cherche à retranscrire la tension et l'énergie propre aux grands centres urbains. Cette composition puise son inspiration dans l'esthétique moite et tendue des thrillers américains des années 1990-2000. On y retrouve l'empreinte de deux bandes originales marquantes : celle de Graeme Revell pour Out of Time (Carl Franklin, 2003) et celle de George S. Clinton pour Wild Things (Sexcrimes, John McNaughton, 1998). Ces deux œuvres partagent un travail immersif sur les percussions et des sonorités cuivrées ou tropicales, parfaites pour installer un climat urbain à la fois mystérieux, lourd et sensuel. 


3. Happy Square




Envisagée comme un organisme vivant, la ville trouve dans ses parcs et squares de véritables poumons vertueux, théâtres d'échanges vitaux et de sociabilité. Pour ce titre, j'ai privilégié une tonalité délibérément lumineuse et enjouée — une nuance plutôt rare dans mon registre — afin d'apporter une touche de légèreté à l'ensemble du projet. Ce morceau crée un contraste évident avec les thématiques plus sombres et anxiogènes de certaines de mes précédentes Playlists, à l'image de World Is ChargingMusics From A Dystopian World ou, plus récemment, In A Drop Of Petroleum.


04.Graffi'City




Titre éponyme de la PlaylistGraffi’City déploie des sonorités hip-hop urbaines où se mêlent le son strident des klaxons et le souffle caractéristique des bombes de peinture sprayant les murs. L'inspiration vient une fois de plus du septième art, et plus précisément d'une scène marquante du film Complots (Conspiracy Theory, Richard Donner, 1997). Autour de la dixième minute, le chauffeur de taxi incarné par Mel Gibson improvise un accompagnement au klaxon pour suivre le rythme de percussionnistes de rue.


05.Nightly Neons




Pendant plus léger et aérien de De profundisNightly Neons pose un regard contemplatif sur la ville une fois la nuit tombée. Le titre s'attarde sur le jeu des enseignes et des éclairages qui habillent le paysage urbain : une véritable parure électrifiée, à la fois commerciale et emblématique de l'identité citadine.


06.People Are The City's Blood





Pour clore cette Playlist, ce titre pousse jusqu'au bout la métaphore de la ville comme organisme vivant. Après le cœur de la cité et les poumons que forment ses parcs, les rues et artères voient circuler les habitants et les automobiles à la manière d'un sang fluide, cosmopolite et plein de vie. Le morceau s'inspire d'une célèbre réplique de William Shakespeare issue de Coriolan (Acte III, scène 1) : « What is the city but the people ? » (« Qu'est-ce que la ville, sinon le peuple ? »). 


Notes Additionnelles :


Le choix de l’œuvre Statue of Liberty d'Eduardo Kobra pour la pochette de Graffi’City s'impose comme une évidence. L'un des street artistes les plus influents au monde livre ici une fresque monumentale qui annonce immédiatement la couleur : la ville est un terrain d'expression brute et poétique. Ce visuel entre en résonance directe avec l'identité esthétique et narrative de la Playlist

 

 




Frédéric et sa musique

Août 2026

4 commentaires


viviane parseghian
il y a 8 heures

Fred, je reviens de la ville, habitée encore par ton univers musical qui murmure tant de choses urbaines, bravo, le voyage était riche et bordé d'émotions ! Encore une bien belle création ❤️

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Fredoladouleur
Fredoladouleur
il y a 3 heures
En réponse à

Pour la prochaine Playlist, de te proposer une petite balade en forêt, Chère Viviane ! 🌳🐞🍄🦋Pour l'heure, j'espère que le sons des klaxons ne recouvrent pas mes sincères remerciements ! Belle soirée à toi ! 🙏😊🗽🌙

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Fredoladouleur
Fredoladouleur
il y a 15 heures

Chère Ginette, de m'extraire de l'agitation urbaine afin de te remercier d'avoir publié les notes explicatives relatives à Graffi'City ! Passe une belle journée au calme, loin des klaxons ! 🙏😊🎹🎧🎶🗽

Modifié
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ginette
il y a 10 heures
En réponse à

C'est un beau dimanche et je te le souhaite aussi agréable que possible, cher Fred.

🙂🎵🌐

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