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Daniel Sannier à la rencontre du Luberon et de la Provence












Lavande à Aurel Village, oliviers, lavande du Luberon


Nord et Sud


Il habite à  Abbeville dans le département de la Somme, en région des Hauts de France. Abbeville est la 2ème ville importante de ce département après Amiens.

 Il est né en 1944 et ne quittera jamais la baie de Somme. Il a exercé le métier de fonctionnaire de police.  Le flair, il l’a aussi quand il s’est laissé griser par les embruns du large et par la quête des beaux  paysages de France. Que ce soit à pied, à vélo ou à moto, il sillonne la France et rencontre la Provence et ses deux visages.

 Au Luberon, il reste saisi devant un autre océan, celui de la lavande. Il s’arrête et capture  ce qui pervenche dans  les ondulations des brins de lavande sur le plateau de Valensole et sur les collines où sont perchés les gestes transmis des doux villages qui se laissent contempler de loin.













Village de Banon Cabanon dans les lavandes


Il capture le tremblé du paysage, il sent qu’un autre regard semble s’attarder sur lui comme pris dans une étreinte distante, c’est un embrasement en lui, la folie rouge du coquelicot qui surgit soudain au printemps pour exploser  et revenir le hanter.














  Les coquelicots comme la lavande sont les fleurs du Luberon


Ses tableaux mauves et rouges, il les a peints dans le Lubéron. On croirait que le mistral nous ramène les fragrances dans les souffles de son périple.

 Ses tableaux où valse le vert  feuillage des oliviers retiennent la piété du terroir. Il met de la vie en  faisant fleurir au ras de l’herbe, les jetés de la lavande. Et ce sont des  élancements de grâce sur l'éperon rocheux où veillent les villages aux maisons ocre ou rose suranné.


Il s’inspire des paysages de lavande, d’oliviers et des champs de coquelicots du Luberon.














Oliviers vers Lourmarin et vers Manosque


Il est autodidacte.


 Sa peinture, il la porte dans son cœur, elle vient de son émotion, il laisse son pinceau aller jusqu’au bout de son plaisir de peindre, de rendre la beauté de la nature sauvage du Luberon si discrète et si recluse dans ses collines. Et pourtant le ciel d’un bleu saphir lui donne l’ineffable grandeur de vivre de précieux instants où tout redevient plus simple quand l’arbre voûté livre un message et que le voltige de l’air ambiant nous ramène aux sources de la vie.  

 Le peintre l’a-t-il ressenti quand il s’est arrêté pour vivre le bonheur de l’instant offert ?


 Le peintre va aussi au devant de l’autre Provence, celle des calanques et des oranges. Là, c’est le jasmin qui prend le relais et fait chavirer les cœurs. Jasmin, rose et mimosa  deviennent les divinités souveraines en ce monde enchâssé dans les montagnes, entre falaises et rivages.  Il rit des facéties des fadas de la côte méditerranéenne.

 Et il prend le temps de peindre une calanque et son végétal nerveux mais fidèle.













Calanque à Cassis Vignobles dans les Baux de Provence


C’est la pause sur des plages étroites et secrètes. On y dépose ses silences  et quoi encore, se dit le peintre qui prend la joie invisible qui émerge parfois sur la surface de la vague  grâce à la lumière douce qui traverse le champ du regard par des floutés où danse l’interlude d’un djinn.

 Il le dit lui-même :

 "J’aime peindre. C’est un plaisir infini. il y a autant de paysages que d'individus. " 

Ses œuvres figuratives sont des peintures à l’huile de style impressionniste.

Il parcourt les chemins de Provence et surpris, séduit, conquis par l’éclat du rouge coquelicot  et des villages ocre perchés sur les collines, il s’en remplit les prunelles et déverse le tremblé des paysages sur sa toile. Il explique son travail :

  " Vous verrez d’abord ce qu’il y a au premier plan :

  • le paysage lui-même.

  • au 2ème plan, il y a l’émotion, le plaisir qui demande à être partagé et que les couleurs transmettent. Rien de sibyllin, tout est spontané, franc et sincère.   

  • et au 3ème plan, des détails plus profonds parlent si on prend le temps de suivre les rebords des oliviers."


Il faut aller loin dans le tableau comme si on marchait vers les hauteurs, comme si l’on se dirigeait vers l’ailleurs en prenant les sentiers de traverse. Des couleurs reposent et attendent d’être vues. Et dans le fond, en se penchant vous verrez un village dans le lointain, ce village qui reste dans les bras de l’histoire. Vous verrez  les contours des épaules blanches que caressent les vents  des crêtes. Là, on peut espérer rejoindre le ciel qui se découvre.


"La nature, quoi de plus beau en ces temps si difficiles ! Regarder un paysage et ne rien penser peut être ma devise. Entrez dans mes peintures et venez vous ressourcer. "



 








Oliviers dans les lavandes Le chemin entre les oliviers


Pour ceux-là qui préfèrent vivre loin de la tourmente, le ciel devient d’un bleu qui annonce l’ insoutenable  clarté des aubes primitives.


© Carré d'artistes - tableaux de Daniel Sannier

Ginette Flora

Août 2026

 


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